Hellfest 2022, retour de flammes !

Après deux années blanches bien noires pour cause de sandwich au pangolin où l’on a craint que la messe ne soit dite pour le Hellfest, le pèlerinage annuel de tout fan de musique métal a enfin repris ses droits à grands coups de décibels dans le petit village de Clisson en Loire-Atlantique. Avec une quinzième édition scindée en deux week-ends et une clôture dominicale aux allures de jour du seigneur avec la venue inespérée pour tous les festivaliers des quatre « horsemen » de Metallica, ce retour en grâce est sans conteste à marquer en lettres de feu au Pandémonium. Éric Perrin, responsable de communication de l’événement, tire le bilan de cette édition 2022, les yeux déjà tournés vers 2023. Et puisque comme le disait Milton dans son « Paradis Perdu », mieux vaut régner en enfer que de servir au ciel, gageons que le règne du Hellfest et de sa cohorte de fidèles démons n’est pas prêt de s’éteindre !

Banque Alimentaire, aider jusqu’à la faim !

Le gaspillage est l’un des fléaux pernicieux de notre société de l’ultra consommation où, chaque jour, des tonnes de denrées alimentaires sont jetées à la poubelle, ces mêmes poubelles dans lesquelles celles et ceux qui n’ont rien viennent y chercher de quoi se nourrir. Pourquoi jeter lorsque l’on peut donner ? Partant de ce postulat et fort du constat de la tribune intitulée « J’ai Faim » publiée en 1984 par Sœur Cécile Bigo dans le journal La Croix, la banque alimentaire et ses 8000 bénévoles collectent auprès du grand public, des industries agroalimentaires, de la grande distribution ou des pouvoirs publics pour redistribuer et permettre chaque année à des millions de personnes en situation de précarité de manger à leur faim. Laurence Champier, ancienne bénévole devenue Directrice Fédérale de la Fédération Française des banques Alimentaires nous explique le fonctionnement de cette banque toute particulière où, pour une fois, l’humain est au cœur du débat. « Selon notre projection, on peut s’attendre à voir 20% de personnes supplémentaires ayant recours à l’aide alimentaire en 2021 » Le 13 mars 1984, La Croix publie une tribune intitulée « J’ai Faim », écrite par Sœur Cécile Bigo, dénonçant le scandale de la pauvreté qui cohabite avec le gaspillage de denrées alimentaires. Comment, à partir de ce triste constat, est née la Banque Alimentaire et comment s’est-elle structurée au fil des années ? Nous sommes effectivement partis d’un double constat avec d’un côté le gaspillage alimentaire et, de l’autre, l’émergence de ce que l’on appelait en 1984 les nouveaux pauvres. La Banque Alimentaire est donc le fruit d’une réflexion de plusieurs associations qui se sont mises autour de la table afin de trouver une solution à ces deux problèmes concomitants suite à l’appel de Sœur Cécile Bigo. Notre souhait : limiter le gaspillage et apporter ces denrées alimentaires aux personnes qui en avaient le plus besoin. Autour de la table se trouvaient par exemple le Secours Catholique, l’entraide Protestante, Emmaüs, des associations qui accompagnent les personnes mais n’ont pas la spécificité pour faire de l’aide alimentaire. Est donc née cette idée une peu folle sur le papier de créer une banque alimentaire au service des associations. C’est ce qui est très important dans notre projet puisque nous sommes une plateforme logistique solidaire alimentaire au profit des associations d’aide alimentaire qui accompagnent les personnes. Le réseau a grandi petit à petit, se structurant. On compte aujourd’hui 79 banques alimentaires réparties partout sur le territoire mais également aux Antilles et sur l’île de la Réunion avec 110 implantations réparties au plus près des besoins et des personnes. Quelles sont aujourd’hui les principales actions menées par la Banque Alimentaire ? La principale, c’est la collecte de denrée alimentaires qui ne sont plus commercialisables mais consommables. On va donc récupérer tous les jours dans les supermarchés, auprès de l’industrie agro-alimentaire ou de producteurs agricoles le fruit de la production ou des produits qui ne sont plus commercialisables. Nos bénévoles les récupèrent, les trient, les stockent dans nos entrepôts puis les redistribuent à des associations partenaires qui viennent tous les jours s’approvisionner gratuitement. Notre société de l’hyper consommation est celle du gaspillage par excellence, un gaspillage alimentaire énorme alors que, de l’autre côté du spectre, certains n’ont rien pour se nourrir. Comment œuvrent les 8000 bénévoles qui, tous les jours, récupèrent des produits qui, sans leur action, seraient jetés ? La vie d’une banque alimentaire commence très tôt le matin avec des bénévoles qui vont chercher les denrées dans les magasins et les rapportent dans nos entrepôts. Là, d’autres bénévoles prennent le relai et s’occupent de ce que l’on va récupérer, qu’il s’agisse de produits secs, frais ou surgelés. Puis, on prépare les commandes passées par les associations. Cette commande ne correspond pas forcément au stock dont nous disposons puisque nous sommes dépendants des dons que vont nous faire la grande distribution ou les industriels. En bout de chaîne, les associations viennent récupérer ce dont elles ont besoin. Tout cela se fait dans un temps très court puisque les denrées sont récupérées tôt le matin et les produits sont distribués dans la même journée aux personnes au sein des associations. Nos 8000 bénévoles font donc partie de cette chaîne logistique pour, au quotidien, lutter contre le gaspillage et apporter à manger aux personnes qui en ont besoin. Tout cela se fait dans un cercle d’économie circulaire qui est extrêmement vertueux. En dehors du fait de récupérer des denrées et les redistribuer, nous avons créé des ateliers de transformation animés par des bénévoles qui vont permettre de retravailler des produits qui sont trop abîmés pour en faire des soupes, des coulis, des purées… Cela nous offre la possibilité de les redistribuer ensuite sous forme de plats cuisinés aux associations. Il y a vraiment ce désir profond de ne pas gaspiller et de réutiliser au maximum ce qui normalement devrait être jeté, ce qui n’a pas de sens puisque ces produits sont encore consommables. Les 8000 bénévoles sont celles et ceux sans qui la Banque Alimentaire ne pourrait exister. Qui sont justement ces anonymes qui, chaque jour, font en sorte que les plus démunis puissent manger à leur faim ? 65% de nos bénévoles ont plus de 65 ans et sont pour la plupart retraités. Cette année 2020 marquée par la Covid-19 nous a donc fortement impactés. Nos bénévoles sont des gens engagés dans le temps et très fidèles aux banques alimentaires puisque la durée moyenne au sein de notre réseau est de sept à huit ans. 65% de nos bénévoles sont des hommes et 35% des femmes tout simplement parce que c’est un travail très physique qui demande de remplir des camions, les décharger, soulever des caisses… Entre 2014 et 2019, on a accueilli plus de 2000 nouveaux bénévoles, ce qui montre la pertinence de notre projet associatif très concret. On récupère des denrées, on les stocke puis on les redistribue. C’est, je pense, une action très attirante pour toute personne qui souhaite s’engager dans le bénévolat. La nourriture, on le sait, ça doit avant tout être un moment … Lire la suite

Denis Barthe, à son rythme

En 2005, alors que le mastodonte du rock hexagonal, Noir Désir, nage en plein marasme médiatico judiciaire, Denis Barthe et Jean-Paul Roy, respectivement batteur et bassiste du quatuor bordelais fondent The Hyènes, tout autant pour s’accorder une bouffée d’oxygène dans ce climat délétère que pour répondre aux sollicitations scéniques qui font suite à la composition de la B.O. du film « Enfermés dehors » de leur ami Albert Dupontel. Ce projet, d’abord parallèle, s’inscrit dans la durée dès lors que l’aventure Noir Des’, en respiration artificielle, prend fin pour de bien sombres raisons. Sorti de son havre de paix landais, c’est à la Poudrière, lieu artistique par excellence situé dans le 11ème arrondissement de la capitale, que Denis Barthe, toujours aussi affable et responsablement engagé nous livre sa vision d’un monde en proie à une certaine déliquescence. Et souvenez-vous… « La hyène est un animal dont on ne parle jamais alors qu’être ami avec une hyène, c’est souvent plus important que d’être ami avec des vrais amis… » N’est-ce pas Bernie Noël ?!  « Ne cherchez pas ce qui a tué Noir Désir, ce qui a tué Noir Désir, c’est les médias ! » Nous sommes depuis peu dans une période compliquée avec de nouvelles mesures restrictives prises par le gouvernement pour faire face à la pandémie. Comment réagis-tu vis-à-vis de ces décisions qui restreignent nos libertés ? Depuis l’apparition de la Covid, j’ai l’impression que tout est fait de manière empirique. Des interdictions viennent se poser sur d’autres interdictions sans que l’on remette tout à plat. On se soucie visiblement énormément du principe de précaution. Je me suis toujours posé la question quant à savoir si l’empire romain se serait soucié de ce fameux principe de précaution. On nous protège un peu trop contre notre gré. Il y a bien sûr une menace réelle pour les gens à risques, à la santé fragile ou âgés mais même si la Covid n’est pas un rhume, ce n’est visiblement pas non plus le virus Ebola. On a l’impression quand même que, dans l’impossibilité de décréter un nouveau confinement national, le gouvernement prend des demi-mesures en fermant bars et restaurants à Marseille et les bars à partir de 22 heures à Paris comme si cela allait empêcher la propagation du virus ! Quand je viens sur Paris comme aujourd’hui, je fais le voyage en TGV pendant trois heures en face d’une personne que je ne connais pas, qui enlève son masque pour boire un café, qui touche le siège… Ça ne me fait pas plus peur que cela mais, en même temps, on se dit que, forcément, les mesures prises ne sont pas à même de stopper le virus. On assiste d’ailleurs en raison des restrictions imposées à la population à un effet curieux où, à Bordeaux par exemple, on commence à voir naître des restaurants, des bars et des concerts clandestins… J’habite dans les landes et ce que je trouve encore plus surprenant mais sympathique, ce sont les personnes âgées qui, comme pendant la guerre, organisent des bals clandestins le dimanche après-midi. Penses-tu que, face à une mauvaise communication du gouvernement et des mesures jugées liberticides, les gens choisissent de braver l’interdit parfois au détriment de leur santé ? On ne peut pas parler de mauvaise gestion de la crise de la Covid de la part du gouvernement car on ne sait pas trop comment nous aurions réagi face à une telle situation exceptionnelle ! Vu de l’extérieur, je pense en tout cas que certaines choses sont exagérées et d’autres négligées. Une de mes filles vit en Roumanie et, même si elle a été confinée d’emblée, on leur a dit que, désormais, c’était télétravail ou livraisons pour ne pas mettre à l’arrêt l’économie. En conséquence, 80% des commerces n’ont pas fermé et les entreprises ont, de fait, engagé énormément de livreurs ce qui a évité au pays d’être à genoux. En France, on est dans une sorte de fraction du tout ou rien. C’est noir ou blanc mais jamais gris ! Exactement ! On a par exemple interdit de fumer dans les bars pour autoriser les terrasses chauffées et, maintenant, on décide d’interdire ces mêmes terrasses chauffées là où les bars et restaurants ont investi énormément. Construire pour déconstruire, c’est un truc typiquement français ! Ce que je vais dire est un lieu commun, mais j’ai l’impression que les technocrates font beaucoup de mal alors que l’on n’a personne pour aller sur le terrain et voir réellement ce qu’il se passe dans les entreprises comme dans la rue pour comprendre comment les gens qui se retrouvent avec de moins en moins de marge de manœuvre vivent. Les interdictions créaient d’autres voies qui, forcément, ne seront pas très raisonnables. C’est vrai que, concernant la crise de la Covid, on était plutôt mal parti avec un gouvernement qui nous expliquait que le port du masque ne servait à rien pour cacher qu’en fait nous ne disposions plus d’un stock suffisant ! C’était stupide ! Si dès le départ on nous avait dit que le milliard de masques de Bachelot n’existait plus car il avait été détruit et que l’on avait incité les français à fabriquer leurs propres masques comme cela s’est fait à la fin du confinement, il y aurait certainement eu moins de soucis. Nous faire croire que les masques ne servaient à rien afin de passer sous silence une erreur qui avait été commise n’a pas été le meilleur moyen de faire passer un message clair. Comment voulez-vous après cela que les français puissent avoir confiance ? On a cette désagréable impression que le gouvernement ne veut pas dire les choses et voir réellement ce qu’il se passe. Quand la maison brûle, il vaut mieux appeler les pompiers ou aller chercher de l’eau que rester là à attendre de prendre feu ! Là, nous sommes face à un message très désordonné et bien souvent contradictoire d’un jour à l’autre. Soit la Covid est quelque chose d’extrêmement grave, il serait bien de nous le dire mais si ce n’est pas le cas, il faudrait desserrer un peu l’étau ! Pour … Lire la suite

Rémy Giraud, un homme de goût !

Dans ce monde de la haute gastronomie fortement médiatisée, le chef doublement étoilé depuis 1993, Rémy Giraud, fait montre d’un profil pour le moins atypique. Loin des palaces ou des établissements phares du Guide Michelin, c’est dans des restaurants pour VRP que cet amoureux du terroir a fait ses classes avant qu’une rencontre déterminante avec celle qui partage sa vie ne lui donne enfin des ailes et une confiance en lui tout autant qu’en sa cuisine. Depuis 1986, c’est à deux heures de Paris, au Relais & Château des Hauts-de-Loire, que le chef Rémy Giraud transmet sa passion du produit et cultive une cuisine faussement simple dont chaque création est une explosion gustative. « La France est un pays si riche de terroirs qu’il est primordial de ne pas pratiquer une gastronomie uniformisée mais de cultiver nos différences. » Un papa facteur qui ne savait pas cuire un œuf, une maman couturière, rien ne vous prédestinait au métier de chef cuisinier. Qu’est-ce qui vous a donné cette envie de vous mettre aux fourneaux ? Cela me vient sans aucun doute de mon grand-père avec qui j’allais me promener dès que j’avais un peu de temps de libre, après l’école ou les mercredis. On allait cueillir des champignons ou à la pêche avec une petite bouteille qui, plongée dans l’eau, nous permettait d’attraper des vairons. On capturait aussi des petits oiseaux, on ramassait des escargots, it des anguilles avec des fagots de sarments. Il est le point de départ de ma passion pour le produit, avant même mon amour pour la cuisine. Vous évoquez les champignons et ces cueillettes avec votre grand-père. Je crois que ce produit est aujourd’hui encore un élément clé de votre cuisine au goût de nostalgie ?! Le champignon évoque en effet en moi de merveilleux souvenirs et c’est en plus un produit que j’affectionne tout particulièrement au niveau du goût. La région centre où se trouve mon établissement est propice aux champignons qu’ils soient de culture ou sauvages avec la Sologne ou les forêts de Blois où l’on retrouve de nombreuses espèces que je me plais à inclure dans mes préparations culinaires. Vous vous accordiez, je crois, adolescent, des escapades avec vos cousins pour aller traquer les lapins ou pêcher l’écrevisse dans les ruisseaux… Est-ce là aussi le point de départ pour votre amour du bon produit ? Outre mon grand-père, le point de départ pour l’amour du bon produit me vient en effet de mes cousins qui, tous, étaient fils d’agriculteurs. Ces escapades en leur compagnie donnaient un petit côté Raboliot qui m’a effectivement transmis ce goût pour le bon produit que l’on allait chercher nous-mêmes dans les bois et les forêts avoisinantes. C’était une habitude d’adolescent que l’on retrouvait à l’époque chez tous les enfants des milieux paysans je pense. J’aimais cette symbiose avec la nature. Après, je crois que le côté gourmandise est également essentiel et comme, dès mes sept ans, je vouais une passion à la cuisine, tous ces éléments imbriqués les uns aux autres m’ont permis de me construire un palais et de me focaliser sur le bon. On imagine le chef doublement étoilé que vous êtes perpétuellement derrière ses fourneaux. Vous arrive-t-il encore d’aller chasser ou pêcher afin d’être au plus près de la nature, des produits que vous sublimez dans vos assiettes ? J’aime aller à la chasse mais je ne chasse pas ce qui est un paradoxe. Je faisais, à une époque, moins maintenant, beaucoup de chasse à courre au lièvre ce qui me permettait de pratiquer mon autre passion, le cyclisme. Je continue bien sûr à aller à la pêche. Comme vous le disiez, tout cela fait partie intégrante de la passion dont je me nourris. Je m’imprègne de tous ces éléments que je retrouve dans la nature et qui vont m’inspirer ensuite dans la création un plat. À 12 ans, vous passez vos vacances scolaires dans le routier du bourg dans lequel vous habitez, « Le Cheval Blanc ». Que gardez-vous de ces moments, de cet apprentissage de la « vie » en cuisine ? Cela a été un apprentissage compliqué et à la dure, assez éloigné de mes espérances premières. J’aspirais en effet à apprendre la cuisine, me retrouver au plus près de ce qu’était déjà ma passion et, finalement, j’ai dû débuter, pour mes premières vacances, à ne faire que du nettoyage, du lessivage, de la plonge… Bref, toutes ces tâches nécessaires mais ingrates qui n’étaient aucunement en corrélation avec mon désir d’apprendre la cuisine. Cela a bien failli me dégouter du métier mais, fort heureusement, comme j’ai persévéré et que j’y suis retourné de nombreuses années avant d’entrer à l’école hôtelière, on m’a finalement fait confiance pour que je commence à m’essayer à la cuisine. Après une formation à l’école hôtelière de la Roche-sur-Yon justement, vous travaillez dans des restaurants pour V.R.P. Comment passe-t-on de ces restaurants pour V.R.P à chef doublement étoilé depuis 1993 au domaine des Hauts-de-Loire, ce Relais & Châteaux dont vous êtes aux commandes depuis 1988 ? Ce sont les opportunités de la vie. J’ai tout d’abord travaillé dans nombres de petits restaurants de la côte vendéenne dont je suis originaire. Après un service militaire à Bordeaux, à l’âge de 18 ans, j’aspirais à une forme de liberté. Je suis donc allé travailler dans le Nord de la France puis au château d’Isenbourg, à Rouffach, en Alsace. Il s’agissait là de restaurants gastronomiques mais non étoilés. Dans la vie de chef, il y a toujours une personne que l’on oublie mais qui a une importance capitale, c’est son épouse ! J’ai rencontré ma femme au château d’Isenbourg et c’est elle qui m’a décomplexé vis-à-vis de cette infériorisation qui était mienne. Je n’avais pas réellement confiance en mes capacités et je croyais que le fait de travailler dans des grandes maisons et prétendre à devenir étoilé n’était simplement pas fait pour moi. Je me minimisais comme le dit fort justement mon épouse ! Finalement, elle m’a poussé vers les Hauts-de-Loire, ce premier restaurant étoilé où nous sommes arrivés en 1986. Il est vrai … Lire la suite