Page Hamilton se livre…

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Interviewer le membre fondateur du groupe Helmet, c’est ouvrir une Page de l’histoire du rock construite à coups de riffs saignants nés au début des années 90. Guitariste émérite formé au jazz des solos de Coltrane ou de Clifford Brown, Monsieur Hamilton a connu les excès du sex, drug and rock’n roll avant qu’un coup de fil inespéré de David Bowie ne vienne l’extirper de sa vie de débauche pour reprendre le chemin de la scène durant la tournée mémorable « Hours » du Thin White Duke. Foncièrement anti Trump et portant un regard acerbe sur la société américaine menée à la baguette par un Donald qui a tout de l’oncle Picsou, Page Hamilton nous ouvre son livre des souvenirs. Attention, port du casque obligatoire !

« David Bowie m’a vraiment sauvé la vie. » 


Cliquez sur l’image pour visionner le concert de Helmet

Le monde et plus particulièrement les Etats-Unis traversent une situation pour le moins dramatique actuellement avec la pandémie de Covid, les violences policières à l’encontre d’afro-américains, les feux de forêt qui ravagent la Californie…  Comment vis-tu tous ces éléments pour le moins anxiogènes ?

Les violences policières à l’encontre d’afro-américains montrent simplement que rien n’a changé en plus de deux siècles aux Etats-Unis et que les abus de pouvoir subis par les minorités sont hélas toujours d’actualité. C’est vrai que l’on vit actuellement dans un climat pour le moins pesant. Les feux qui ravagent certains états participent également au chaos actuel. Dans l’Oregon, d’où je suis originaire, il y a plusieurs villes où les gens ont dû précipitamment quitter leur maison et ont tout perdu sous les flammes. Même ici, en Californie, je regarde le ciel depuis mon patio et tout est orange, noyé dans une épaisse fumée.

Heureusement, comme on le disait avant de débuter cette interview, vous avez la chance d’avoir peut-être le meilleur président de l’histoire des Etats-Unis. Un homme qui n’est visiblement pas du tout clivant !

C’est sûr qu’on a la chance d’avoir quelqu’un qui pense que le réchauffement climatique est une « fake news » et qui envoie la police pour réprimer des militants pacifiques simplement descendus dans la rue pour dire que les violences policières et leurs bavures qui coutent la vie d’innocents ne sont plus supportables. Avoir une personne si empathique et intelligente à la tête du pays c’est si rare, franchement !

On espère que le choix des urnes en novembre permettra de revoir la donne !

Tu sais Nicolas, j’ai signé plein de pétitions contre Trump et le fait qu’en ce moment par exemple il essaye de changer la donne pour ceux qui, comme moi, voyagent beaucoup et doivent voter par procuration. Il a même, paraît-il, engagé des types pour surveiller les bureaux de vote. Ce président viole chaque jour la constitution américaine mais je ne suis même pas sûr qu’il l’ait déjà lue un jour ! On est vraiment plongé dans l’inconnu car on ne sait pas de quoi Trump est capable pour ne pas perdre l’élection présidentielle. Il se fout totalement de la démocratie, des règles, des lois… Son seul souhait est de rester à la Maison Blanche, le reste lui importe peu ! Il faut savoir par exemple que les Etats-Unis représentent 5% de la population mondiale et 25% de la population carcérale avec plus de 2 millions de prisonniers. Au moins 90% de ces prisonniers ne passent même pas en procès tout simplement parce qu’ils n’en ont pas les moyens financièrement parlant. Tu peux donc prendre 30 ans de prison pour avoir été arrêté en possession de cannabis ou ressortir libre si tu as l’argent nécessaire pour te payer un bon avocat. C’est ça notre pays aujourd’hui, un royaume où tout, absolument tout est dicté par l’argent. Nous ne vivons pas dans un système juste qui donnerait une chance égale à tout le monde, mais dans un univers où seul le profit compte. Quiconque te dira que chaque personne quelle que soit son origine ethnique, sa classe sociale… a les mêmes chances est soit un menteur soit une personne monstrueusement naïve ! Toute ma vie j’ai pu voir à quel point le racisme était un fléau ici aux US. En tant que musicien, tu passes ta vie à parcourir le monde, te retrouvant parfois dans 40 ou 50 pays différents tout au long de l’année. Dans la plupart de ces pays, tu te rends compte que les héros sont souvent des artistes afro-américains, des référents qui ne sont même pas respectés dans leur propre pays en raison de la couleur de leur peau. Je pense qu’il y en a assez. Il faut que les choses changent, mais difficile de te dire ce que sera le pays après le résultat de la présidentielle de novembre ! Trump a complètement détruit ce qu’était le parti républicain et pourtant, il a derrière lui au moins 60 millions de personnes pour qui il apparaît comme le sauveur. Je ne comprends pas comment des gens peuvent avaler toutes les conneries qu’il débite et soutenir un type dont le seul intérêt est sa propre personne.

Il y a plusieurs mois, j’interviewais Popa Chubby qui me disait que les Etats-Unis n’étaient peut-être pas loin d’une guerre civile. Si Trump est à nouveau élu, penses-tu que l’on puisse en arriver là ?

J’ai vu effectivement qu’un professeur d’université prédisait cela entre les violences policières, l’effondrement économique et la hausse du chômage liée à la pandémie de Covid… Malheureusement, aujourd’hui, il n’y a aucun dialogue constructif entre les pro Trump et ceux qui veulent le voir quitter la Maison Blanche. Il existe un clivage au sein même de la population américaine qui semble bien difficile à combler. Je me souviens que, lorsque j’avais vingt-ans, je pouvais avoir une discussion avec mes parents qui étaient tous les deux conservateurs et où chacun y allait de ses arguments pour tenter de montrer le bien-fondé de sa pensée. Le dialogue était possible même si moi, je ne crois pas au système capitaliste. Aujourd’hui, tout se règle par la violence et il n’y a plus rien de constructif, aucun échange possible. La pandémie n’a fait qu’empirer les choses en renfermant un peu plus les gens sur eux-mêmes avec une peur latente, un climat anxiogène et une crainte de l’autre encore accrue. En ces-temps, je dois dire que je suis aussi inquiet que je suis triste face à cette situation.

Pour revenir à la musique, pendant toute ta carrière tu n’as cessé de te renouveler, de jongler entre Helmet, tes projets jazz ou même avant-gardistes et des musiques de films. Ces changements constants, ce fait de bousculer les codes musicaux est-ce ce qui a toujours dicté tes choix ?

Depuis que j’ai commencé à composer, même très jeune, dès que je faisais quelque chose qui me faisait penser à un air, un morceau déjà entendu, je le balançais. Je voulais surtout éviter de faire du réchauffé. J’ai poussé le truc très loin car, si je trouvais une mélodie qui sonnait trop catchy, je l’effaçais aussi sec ce qui est, à postériori, une attitude vraiment stupide. Je me suis tout d’abord construit en tant que guitariste, puis comme compositeur et enfin comme chanteur. Avec le temps, je suis parvenu à mélanger tous ces univers, tous ces styles musicaux qui me touchent et vont de Ravel à Led Zeppelin, Coltrane ou Killing Joke. L’éclectisme, en musique comme en tout autre domaine, me paraît essentiel. J’ai personnellement passé un temps fou à écouter de la musique, à décortiquer les morceaux, leurs harmonies, leurs structures rythmiques… Quand mon manager m’a envoyé ton mail, j’ai regardé ton site et je me suis plongé dans l’interview que tu as faite de Joe Satriani. Je ne suis pas particulièrement au fait de sa musique alors j’ai cliqué sur la vidéo Youtube d’une de ses prestations live que tu as intégrée. Ce mec est incroyable au niveau de son jeu de guitare mais en tant que fan de jazz, j’ai trouvé la composition un peu limitée harmoniquement parlant. Quand j’écoute de la musique, au-delà de la performance du musicien, j’ai besoin que cela me fasse vibrer, me raconte quelque chose.

Tu parlais de tes influences jazz que l’on retrouve dans ton jeu de guitare. Justement, le fait d’avoir eu cette approche est-il ce qui explique que Helmet, groupe que l’on peut qualifier de métal, ne ressemble à aucun autre ?

J’ai eu cette conversation bien des fois concernant Helmet. Steve Jordan qui a été le batteur de Keith Richards était venu nous voir sur scène et, après le concert, on avait bu un verre et parlé musique. Il m’avait dit : « Helmet est le seul groupe de métal qui groove vraiment ! » Je crois que ce swing, où appelle le comme tu veux, me vient justement de mon background jazz. Notre ancien batteur, John Stanier, était aussi un féru de jazz et de hip-hop et, forcément, cela se ressentait dans le groove qu’il apportait à ses rythmiques. J’ai passé un nombre incalculable d’heures à transcrire des solos de Coltrane, Monk, Bill Evans ou Charlie Parker et, lorsque tu appliques ces modes à la guitare, tu sors rapidement de la simple gamme pentatonique pour t’aventurer dans de la musique modale ou atonale, ce qui élargit l’amplitude de ton champ musical même incorporé dans une structure que l’on nommera métal. Certainement que cette connaissance du jazz, sa pratique constante depuis des décennies me fait composer du rock d’une manière tout à fait spécifique. Je ne dis pas que cela rend ma musique meilleure, mais simplement différente.

le groupe Helmet

Concernant la phase de composition que l’on a évoquée, je sais que tu es un grand admirateur de Van Gogh et de l’art pictural espagnol. T’arrive-t-il de visualiser des images précises qu’ensuite tu transcris par des notes ?

Non, pas vraiment. Mais je suis intimement persuadé qu’en tant qu’artiste qui aime la lecture, de la poésie à la littérature classique, qui a eu la chance d’étudier les grands peintres espagnols que ce soit au musée du Prado ou dans des ouvrages de référence et est un inconditionnel du jazz, j’ai peu à peu absorbé tous ces éléments artistiques qui, avec le temps, ont façonné mon esprit, mon cœur, mon âme. Comme le disait Mozart, la musique est ton esprit, ton oreille et ton cœur. Je pense donc que tout compositeur se fait sa propre palette musicale qu’il vient enrichir au fur et à mesure de sa vie en se confrontant à toute forme d’art. Je crois que c’est en faisant s’entrechoquer les éléments que l’on crée. Je me souviens avoir été abasourdi en discutant une fois avec le chanteur d’un groupe très connu mais dont je tairai le nom. Il m’avait demandé ce que j’écoutais en ce moment et, quand je lui ai répondu Maurice Ravel, il a fait des yeux ronds, ne sachant pas de qui je parlais. Je pensais qu’au moins avec le Boléro, Ravel ne lui serait pas étranger. J’étais sur le cul ! À l’époque, ce chanteur devait avoir plus de la trentaine et je me suis demandé comment il pouvait composer dans un groupe même de rock depuis plus de dix ans sans rien connaître de la musique classique. Pendant mon divorce, je trainais pas mal avec Trent Reznor de Nine Inch Nails qui un jour m’a demandé de lui faire une liste de dix albums incontournables du jazz. Il était en plein enregistrement du double album « The Fragile » et avait besoin de s’inspirer de nouveaux univers musicaux. Je lui ai alors conseillé d’acheter les albums les uns après les autres afin d’en prendre un et de le décortiquer pendant au moins un mois pour en comprendre toutes les subtilités. Mais bon, comme Trent est une rock star millionnaire, il a tout acheté en une seule fois ! Il avait besoin de sortir du simple carcan du rock pour aller justement à la découverte de nouveaux territoires.

Tu as débuté Helmet à la fin des années 80. En plus de trente ans, l’industrie musicale a été complètement bouleversée par l’arrivée d’Internet et du streaming. Es-tu nostalgique de cette époque où la musique était quand même beaucoup plus un échange humain que l’échange de fichiers audio en ligne ?

Je ne suis pas nostalgique ou aigri concernant la manière dont l’industrie musicale fonctionne aujourd’hui. Maintenant que je regarde dans le rétroviseur d’un groupe comme Helmet qui a plus de trente ans de carrière, je suis un peu nostalgique de ces débuts où, forcément, on découvrait le monde de la musique, de la scène, des festivals, de ces incroyables rencontres avec tout un tas d’autres musiciens qui, comme nous, avaient l’impression de défricher à coups de grands riffs de guitare un terrain encore vierge. Il y avait une énergie folle où l’on se disait que tout était possible, un vent de fraîcheur que j’ai du mal à retrouver aujourd’hui. Bien sûr je ne vais pas dire que tout était rose et que je referais les mêmes erreurs comme dans mes relations familiales compliquées qui m’ont amené à divorcer ou le fait de prendre de la cocaïne, tous ces trucs que je regrette amèrement aujourd’hui. Mais musicalement, c’est vrai que je regarde le passé avec une pointe de nostalgie. Au début des années 90, âgé de trente ans et avec la plupart des jours passés sur les routes, en tournée, tu te sens invincible, presque immortel et tu as donc tendance à faire vraiment n’importe quoi. Je me souviens de certaines semaines où l’on faisait tellement la fête qu’on devait dormir à peine dix heures en sept jours. Un vrai délire !

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Cette période difficile de ton divorce se situe je crois en 1999 juste avant que David Bowie ne t’appelle pour te proposer d’être son guitariste sur la tournée « Hours ». Quand on sait que le Thin White Duke s’est toujours entouré des meilleurs (Mick Ranson, Robert Fripp, Adrian Belew, Carlos Alomar, Reeves Gabrels…), quelle a été ta réaction quand tu as reçu cette offre alors que tu étais vraiment, on peut le dire, au fond du gouffre ?!

Je l’ai déjà dit mais David Bowie m’a vraiment sauvé la vie. Je m’étais séparé de ma femme un mois auparavant et je ne touchais vraiment plus terre. Je me souviens que mon très bon ami, bassiste du groupe The Lounge Lizards m’avait dit : « Hey, Page, tu t’imagines que cela fait trente jours d’affilés que l’on se défonce tous les soirs ?! ». Je lui ai demandé comment il pouvait savoir ça vu l’état dans lequel on était. Il m’a répondu : « C’est simple, on a commencé le jour de mon anniversaire, il y a exactement un mois ! » Comme ma femme m’avait foutu dehors, je squattais chez mon manager et je rentrais tous les matins vers 8 ou 9 heures parfois même vers 15 heures complètement fracassé. Je me souviens donc qu’un après-midi je reviens et je croise mon manager qui lui rentrait du travail. Je prends une bière dans le frigo, j’allume une clope et là il me dit : « Mais qu’est-ce que tu fous, pourquoi ne réponds-tu pas au téléphone, il y a David Bowie qui essaye de te joindre ?! » Je n’y croyais pas. Quoiqu’il en soit, cette proposition de tournée avec un artiste que j’aimais tant et que j’admirais m’a permis de me remettre sur les rails. Bowie était un génie, mais un génie humble, vraiment gentil, protecteur même. Je l’avais croisé une première fois sur un festival car j’étais très proche de Reeves Gabrels qui était son guitariste à l’époque et, comme il savait à quel point j’admirais Bowie, il avait fait en sorte que je le rencontre backstage. Il m’avait d’ailleurs dédicacé pour l’occasion un CD de « Hunky Dory ». Lorsque Bowie m’a appelé pour rejoindre sa tournée, Reeves Gabrels était en proie à de nombreux problèmes personnels et il a donc fallu que, moi-même, je me remette en selle pour le remplacer au pied-levé. J’ai dû apprendre trente morceaux en quinze jours, ce qui a été une véritable performance. Je me suis donc enfermé pour répéter et répéter encore environ quinze à seize heures par jour afin d’être totalement au point. La sensation d’être aux côtés de Bowie sur scène était phénoménale. J’ai toujours quelques regrets car, comme je te le disais, en 99, je n’étais pas au mieux de ma forme et j’ai donc l’impression de, peut-être, ne pas avoir profité au maximum de cette chance qui m’était donnée. Je suis heureux que le concert à l’Elysée Montmartre à Paris ait été publié, ce qui me permet d’avoir une trace concrète de ce moment si particulier de ma vie de musicien. Pour ce concert qui était semi privé, je me souviens que David avait donné une conférence de presse et en revenant il m’avait dit : « Hey Page, tu es connu à Paris. Quand j’ai mentionné ton nom, tout le monde m’a posé des questions sur Helmet ! ». C’est vrai que nous avions joué avec le groupe quelques temps plus tôt à l’Elysée Montmartre. David était vraiment très proche de ses musiciens, de son public, toujours disponible et avec un incroyable sens de l’humour. Il m’appelait « Hangover » (gueule de bois) Hamilton car, si j’étais sobre avant de monter sur scène, après les concerts il m’arrivait fréquemment de passer mes soirées au bar et à faire la fête jusqu’au petit matin.

Comme ce chanteur dont tu parlais et qui ne connaissait pas Ravel, il se peut que certains soient encore hermétiques à l’œuvre de Bowie. Quels seraient selon toi les albums les plus représentatifs pour se faire une idée du génie musical qu’il était ?

Même si j’ai personnellement une préférence pour « Lodger » et « Scary Monsters », je pense que pour entrer dans l’œuvre de Bowie l’album le plus facile d’accès et certainement l’un des plus marquants est « The Rise and Fall of Ziggy Stardust ». Tu as là tout le génie de Bowie, son talent unique pour créer des mélodies inoubliables et des morceaux conceptuels sur lesquels sa voix vient, telle une nappe, t’emporter. Bowie était un véritable caméléon qui se renouvelait sans cesse d’un album à l’autre, surfant avec une égale réussite sur tous les styles musicaux. J’ai également un faible pour « Aladdin Sane » qui a toujours été pour moi une magnifique source d’inspiration. Au-delà d’être un incroyable compositeur, Bowie a toujours eu cette faculté de s’entourer pour chaque projet de musiciens brillants et de tirer le meilleur d’eux-mêmes. Je me souviens avoir discuté avec Carlos Alomar de la façon dont David Bowie travaillait et il me disait que dans sa phase de composition il arrivait avec des enchaînements d’accords d’une extrême simplicité mais qu’il parvenait à rendre magiques en donnant à chacun de ses musiciens la liberté de s’exprimer autour de ces accords et d’en faire une composition tout simplement unique. Pour l’incroyable solo de piano sur « Aladdin Sane », David avait su pousser Mike Garson (légendaire pianiste de Bowie !) dans ses retranchements pour l’emmener aux frontières du free jazz et transformer le morceau en quelque chose de génial.

Page Hamilton et le Thin White Duke

Quels sont les projets futurs te concernant sachant qu’il faut, actuellement, s’adapter aux restrictions dues à cette crise de la Covid ?

Franchement, c’est le flou le plus total. Nous avions une tournée prévue et complète avec Helmet en Australie, Nouvelle-Zélande et au Japon mais tout a été décalé à l’été 2021. Même chose, on devait faire un concert à Los Angeles en compagnie de System Of a Down, mais là encore cela a été repoussé. On navigue vraiment à vue en espérant que les choses vont peu à peu revenir à la normale pour qu’enfin on puisse reprendre le chemin de la scène. Tous les projets tombent un peu à l’eau les uns après les autres et c’est assez frustrant. Je devais venir à Marseille où j’ai de la famille lors d’une tournée européenne de Helmet qui était programmée mais il va encore falloir patienter.

Comme on en parlait en off avant l’interview, nous nous étions rencontrés à Paris il y a plus de vingt ans lors de la promotion de ton album « Aftertaste ». On va espérer qu’il ne faudra pas attendre encore deux décennies avant de se voir !

J’adore Marseille et sa région, cette luminosité incroyable, ces petits restaurants, ses couchers de soleil. On va donc tenter de se donner rendez-vous à Marseille pour aller se faire un bon dîner là-bas dès que cette foutue pandémie nous aura enfin permis de souffler.

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